Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Accueil

Publié le par Aneth

Bienvenue à vous ! Pour accéder aux autres pages, cliquez sur leur titre dans la liste en haut à droite. En cliquant dans la liste des catégories (à droite), vous aurez accès aux présentations listées ci-dessous. Pour atteindre directement l'une d'entre elles : plus bas à droite, sous "saisir un mot clé", indiquez son titre en entier puis cliquez sur le bouton "recherche":  Pour revenir aux menus, cliquer sur "Accueil" (en haut à gauche) ou sur "Catégories" vers le bas de la liste à droite.

Quand vous avez écouté un fichier de musique (pas sur Youtube), pour revenir au blog, utilisez la flèche retour en haut à gauche de la barre d'adresse Internet.

CINEMA/TELEVISION

Publié le par Aneth

"Cinéastes américains années 30 à 60" : Ernst Lubitsch - Sam Wood - William Wyler - Réalisateur Billy Wilder - Otto Preminger - Gene Kelly et Stanley Donen - Robert Wise - Howard Hawks - George Stevens. "Cinéastes français" : Nicole Garcia - Jean-Pierre Améris - Philippe Le Guay - Coline Serreau - Philippe Lioret - Gérard Oury.  "Cinéastes autres" : Blake Edwards - Nora Ephron - Barry Levinson - John Landis - Mike Nichols - Lasse Hallström - Gurinder Chadha - Peter Weir - Sydney Pollack - Garry Marshall.  "Œuvres" : Films francophones 20e siècle - Films étrangers à succès - Autres réalisateurs étrangers - Films francophones début 21e siècle - Films francophones plus récents - Séries, feuilletons - Dessins animés. "Interviews" : Noël des animaux - Terra natura.

CHANSON/MUSIQUE

Publié le par Aneth

"Chanteurs français" (dessins d'Aneth) : Claude Nougaro - Julien Clerc - Alain Chamfort - Jacques Higelin - Renaud Séchan - William Sheller - Michel Fugain - Maxime Le Forestier - Michel Jonasz - Bernard Lavilliers - Yves Duteil. "Chanteurs étrangers" (dessins d'Aneth) : Billy Joel -  Peter Gabriel - Harry Nilsson - Genesis - Stevie Wonder - Beatles - Zucchero - Steve Hackett - David Bowie. "Chanteuses" : Jil Caplan - Karen Brunon - Jeanne Cherhal - France Gall - Françoise Hardy - Joséphine Baker. "Genres" : Musique slave/tzigane - Un certain style "Harry" - Autour du jazz - Anglo-franco-latino - Tango - Chieftains et cie. "De loin en loin" : Planète Terre - Au bord ou sur la mer - Dans la nature - Nous voyageons - En France, que de fées! - ...et ailleurs? - Francophonie enchantée - Enchanteurs du monde. "Destins" : Dures lois - Enfance : chance ou malchance - Travail, turbin ou... - Alcool - Epreuves - Vieillesse - Repos éternel - Amis domestiques ou sauvages. "Diversions" : Cadeaux du ciel - Parfums, couleurs, saveurs - S'amuser en chantant - Instruments - Ca secoue ! - Légèreté - Envolées, planages. "Fusions" : Graines de stars 2017 - Interprétations de talent - Stars en herbe 2016 - Les candidats sont des stars! - Duos, trios...masculins... - Duos, trios...féminins - Duos, trios...mixtes - Spéciales maestros. "Films" : Alexandre Desplat - Rachel Portman - Henry Mancini - Hans Zimmer - James Horner - Ennio Morricone - John Williams - Maurice Jarre - Autres compositeurs de bandes sonores.

PAYSAGES

Publié le par Aneth

(photos d'Aneth) "Normandie" : De Bénerville à Cabourg - Promenade familière (2017) - Magnifique Villers sur Mer - Du Havre à Octeville - De Trouville à Villers, année "découverte" (2016) - Petit tour en Suisse Normande - Bords de l'Eure - De Trouville à Honfleur - D'Auberville à Dives par la côte. "Paris" : L'été à Belleville - Buttes Chaumont estivales - Paris 20 en couleurs - Printemps automne à Belleville - 3 saisons aux Buttes Chaumont - Square de la Roquette (Paris 11e) - Cimetière du Père Lachaise - Centre parisien - Parc Georges Brassens - Promenade plantée. "Ile de France" : Parc Georges Valbon - Parc de Bagatelle -  Bords de Seine - Promenade des vallons de la Bièvre - Les Lilas - Parc des Chanteraines. "Côte du Goëlo" : Paimpol - Saint-Quay Portrieux - Plouha - Tréveneuc - Pordic - Plérin - Printemps - Hiver - Automne - Eté. "Autres régions": Boulogne sur mer - Amiens - Dijon - Autour d'Angers.

LE CHARME DES MOTS

Publié le par Aneth

"Policiers" : Fred Vargas - Léo Malet. "Comédies" : Helen Fielding. "Romans" : André Dhôtel - Helen Fielding. "Récits" : Laura Ingalls Wilder. "Sketches" : Raymond Devos.

Nicole Garcia

Publié le par Aneth

1946

Légende :

scène(s) très violente(s)  :-(

šaucune violence :-)

violence légère, pour rire ;-I

Un week-end sur deux (1990), avec Nathalie Baye, Joachim Serreau, Felice Pasotti, Miki Manojlovic...

Nicole Garcia

Selon Charlie (2006), avec Ferdinand Martin, Vincent Lindon, Benoit Magimel, Jean-Pierre Bacri, Benoit Poelvoorde, Arnaud Valois, Patrick Pineau...

Nicole Garcia

Un Balcon sur la mer (2010), avec Jean Dujardin, Marie-Josée Croze, Tony Servillo, Michel Aumont, Sandrine Kiberlain, Romain Millot, Solène Forveille, Emma Maynadié...

Nicole Garcia
Nicole Garcia
Nicole Garcia
Nicole Garcia
Nicole Garcia

Un Beau dimanche (2013), avec Louise Bourgoin, Pierre Rochefort, Benjamin Lavernhe, Déborah François, Dominique Sanda...

Nicole Garcia
Nicole Garcia
Nicole Garcia
Nicole Garcia

Claude Nougaro

Publié le par Aneth

Claude Nougaro

 

De l'album "Je Suis Sous" (1964) : Sensuel (musique: H. Giraud, dir musicale: M. Vander, orgue: Eddy Louiss)

 

1965 : Chanson pour le maçon (musique : J. Datin, Dir. musicale M. Vander)

Blanche-Neige (1966), musique de J. Datin.

Album "Je Crois" (1966)

Côte d'Azur (Direction musicale Maurice Vander)

 

Toutes les Filles m'ont Suivi (musique Michel Martin et Franck Dalone, dir. musicale M. Vander)

1971

Homme (musique Eddy Louiss, Dir. musicale Christian Chevallier)

1975

1978

1979

1980

Album Chansons Nettes, 1981

Nous Voici, musique de Bernard d'Arcadio

C'est mon Cœur, musique de Fred Freed.

 

Vermifuge Lune, musique de C Nougaro

Album live 1981 : Nougaro au New Morning

Cadencé, 1981 : musique de Bernard Arcadio, Richard Galliano et André Ceccarelli.

Very Nice (1983) musique de B. Arcadio

1987 : Album Nougayork

Le Gardien de Phare est Rond : musique avec Sebastian Santa Maria

Rythm'Flouz, musique et argts de Philippe Saisse

Petit Oiseau de Marrakech : musique et argts de Daniel Goyone

1989 : album "Pacifique"

Le Cri de Tarzan (musique avec Michel Colombier et argts de ce dernier)

1993 : Album "Chansongs"


Du même album (1993 Chansongs) : Tchin-Chine (musique de Daniel Goyone, argts de Jim Beard)

Du même album : L'Irlandaise (musique de Didier Lockwood, argts de D Lockwood et B Arcadio)

Du même album : A Cœur Perdu (musique avec Jean Mora, argts Jim Beard)

1997 : Album "L'Enfant Phare"

2000 : album "Embarquement Immédiat"

Les Bas (musique Yvan Cassar)

Jet Set , musique d'Yvan Cassar

La Vie en Noir

Paimpol

Publié le par Aneth

29 août 2017 : le centre ville dans la matinée

PaimpolPaimpol
PaimpolPaimpol

Le marché

et les galeries de peinture

 

PaimpolPaimpol

Le port

PaimpolPaimpol

Contour de la pointe de Guilben par le GR34

PaimpolPaimpol
PaimpolPaimpol
PaimpolPaimpol
PaimpolPaimpol
Paimpol
Paimpol
Paimpol
Paimpol
Paimpol
Paimpol
PaimpolPaimpol

Arrivée à Kérity (Anse de Beauport)

Promenade au bourg

PaimpolPaimpol
PaimpolPaimpolPaimpol

.

Circuit de Beauport (GR34)

PaimpolPaimpol
PaimpolPaimpol

L'abbaye

Paimpol
Paimpol

Même circuit, en direction de Plouezec

PaimpolPaimpol
PaimpolPaimpol
Paimpol
Paimpol
Paimpol
Paimpol
Paimpol
Paimpol

Jil Caplan

Publié le par Aneth

.

Album "A peine 21" (Jay Alanski) 1987

 

 Comme sur une balançoire

 

Ainsi vont les choses

A peine 21

Tu me prends et tu me laisses

Tout c'que l'on dit tout c'que l'on fait

Une dernière fois

 

Album "La charmeuse de serpents" (Jay Alanski) 1990

 

Les mots

Souffrir

La lumière du vide

Ni Dieu ni maître

Ta voix

 

Simple mélange

La rivière sans retour

L'hôtel des quatre malheurs

Un bonheur sans nuages

Album "Avant qu'il ne soit trop tard", 1993

 

Esclave(s) - chanson de Jay Alanski

Album "Jil Caplan" (1996) paroles de Jil Caplan

 

Un Jour de plus (musique Frank Eulry)

 

 

L'Autre femme (chanson de Jil Caplan)

 

Encore (musique Franck Eulry)

Héroïne d'une vie (musique Frank Eulry)

L'âge des jardins (musique Frank Eulry)

Album "Toute crue" (2000)

 

Cent fois - musique de Jipé Nataf

 

Chut - musique de Jipé Nataf

Ces choses comptent pour moi - musique de Jipé Nataf

Album "Quand elle vient" (2004)

 

Assise au-dessus de l'Europe - chanson de Jean-Christophe Urbain

Mes cheveux courts - musique de Jean-Christophe Urbain

Fais le grand saut - Chanson de Jean-Christophe Urbain

Toujours à mon cou - Chanson de Jean-Christophe Urbain

Je mens à peine - paroles avec J.C. Urbain, musique de J.C. Urbain

Album "Derrière la porte" (2007)

 

Album "Imparfaite", 2017

 

Est-ce que tu m'aimes? - musique de Romane

Nos chevaux sauvages - musique de Romane

Petite larme - musique de Jean-Christophe Urbain

En attendant que tu reviennes - musique de Romane et Jean-Christophe Urbain

Avec les oiseaux - musique de Romane

Fille de persévérance - musique de Romane

Amour caravelle (chantée avec Thomas Dutronc) - musique de Romane

Les gens - musique de Romane

Stradivarius - musique et voix "cinéma" de Jean-Christophe Urbain

Raymond Devos

Publié le par Aneth

Raymond Devos

Ça n'a pas de sens

Les vacances

Le guide du musée

L'agent

Je m'suis fait tout seul

Jeanne

Le tracteur musicien

Le héros suivi du Suicide publicitaire

Le dédoublement de personnalité

Le courant d'air, suivi de Ma femme

La belle-mère

Manger des petits

La deux boeufs

J'suis marqué, suivi de J'ai arrêté de vieillir

Le crooner

Le tambour

Ouï-dire

Vous me suivez

Le harpiste suivi de Dans une vie antérieure

Madame Close

Chant de la scie

Les gants, suivi de Vos papiers

Fils d'Abraham

Je suis sévère mais juste, suivi de L'assurance

Le trou du souffleur, suivi du Montreur de marionnettes

Le narcissisme

La petite formation, suivi de Souvenir d'un été pourri

Magnifique Villers sur Mer

Publié le par Aneth

31 juillet 2017 : Centre ville entre plage et rue piétonnières

 

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

Parc du marais de Villers-Blonville

11 juillet 2016

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

26 décembre 2016

 

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

Ragondins près de l'Île aux oiseaux

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

4 avril 2017

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

26 mai 2017

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

31 juillet 2017

 

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

26 décembre 2016 : Promenade du ruisseau du Montcel

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

4 avril 2017

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

et 26 mai 2017

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

Chemin du Moulin : le 26 décembre 2016

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

4 avril 2017

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

26 mai  2017

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

31 juillet 2017

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

9 mai 2016 : L'église Saint-Martin

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

Vieux chemin de Saint-Vaast

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

26 décembre 2016 : Même chemin

4 avril 2017

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

9 mai 2016 : Parc public de San Carlo

Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

26 décembre 2016 : la plage

Magnifique Villers sur Mer

4 avril 2017 : Promenade du ruisseau du Parc

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

Chemin des Vignes longeant une partie du bois de Villers

Magnifique Villers sur Mer

.

 

26 mai  2017 : même lieu

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur Mer

Chemin du Château

Magnifique Villers sur Mer
Magnifique Villers sur MerMagnifique Villers sur Mer

Billy Joël

Publié le par Aneth

Billy Joël

Noël des animaux

Publié le par Aneth

Saint-Quay Portrieux

Publié le par Aneth

18/07/2017 en début d'après-midi : ciel d'orage, pluies éparses, vent capricieux... promenade sur les falaises depuis la sortie de Tréveneuc vers la plage du Casino de Saint-Quay

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux

Même itinéraire le 28 août en milieu d'après-midi

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux

18 juillet : vers les plages

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay Portrieux

A l'approche et sur la plage du Châtelet puis sur la plage de la Grève Noire, la roche se prête volontiers à l'éclosion de ravissantes fleurs sauvages

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux

Tandis que sur l'autre bord apparaissent les jardins des riverains

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay Portrieux
Saint-Quay Portrieux

Plage du Casino et sa piscine à marée haute

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux

17 août 2017 : de la plage du Casino vers le port

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay Portrieux

Le port en tout début d'après-midi

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux

22 août 2017, en fin d'après-midi : le port

Plage de la Comtesse puis du Châtelet

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux

Arrivée à la plage du Casino à marée quasiment haute

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux

23 août 2017 à 9h : promenade de la plage du Casino à la Grève de Fonteny sur le GR 34

plage de la Grêve Noire
plage de la Grêve Noire

plage de la Grêve Noire

Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay PortrieuxSaint-Quay Portrieux
Saint-Quay Portrieux

On aperçoit la Grève Saint-Marc (Tréveneuc)

Fred Vargas

Publié le par Aneth

Fred Vargas

Debout les morts – Ed. J’ai lu, 2000 (Ed. originale en 1995)

 

Page 42 : « – J’ai écouté aux portes, dit-il. Madame a bien écouté aux fenêtres. Chez moi, ça relève du tic, d’une vieille habitude. Ça ne me gêne pas du tout. – C’est gai, dit Lucien. – Madame a raison en tous points, continua le vieux. Il faut creuser. »

Page 49 : « – Faudrait creuser la question, dit-il sans bouger de sa fenêtre. – En attendant, dit Marc, c’est un trou qu’on va creuser. Je ne sais pas dans quoi on a foutu les pieds. – Dans la merde, dit Mathias. Question d’habitude. – Dînons, dit Lucien. Feignons d’en être sortis. »

Page 110 : « La jeune femme avait le visage abîmé d’avoir pleuré, les cheveux noirs hérissés, raidis par le passage répété de ses mains mouillées. Marc aurait voulu tout sécher, tout recoiffer. »

Page 127 : « Marc, qui observait les remous des histoires tristes qui venaient affleurer sur ce visage, bien repérables à l’œil du connaisseur, était satisfait de les voir refluer, même s’il savait que ce genre de pause pouvait n’être que provisoire. »

Page 168 : « Mathias avait décidé qu’il aimerait bien ce type. Il le trouvait trop maigre, pas beau, mais il était droit, il suivait son truc, sa petite conviction. Comme lui, quand Marc se foutait de sa gueule en lui parlant de sa chasse à l’aurochs. Ce type frêle ne lâcherait pas son arc, c’était sûr. »

Page 169 : « – C’est le Péquod ici ? – Non, dit Marc en souriant aussi. C’est le pont de la recherche. Toutes périodes, tous hommes, tous espaces. De moins 500 000 avant J.C à 1918, de l’Afrique à l’Asie, de l’Europe à l’Antarctique. »

Page 177 : « Quant à Lucien, un idéaliste dispersé sur toutes les gammes des excès possibles, des stridences les plus criardes aux basses les plus bourdonnantes. Dans son agitation cacophonique, se produisaient inévitablement des impacts, des collisions diverses capables de faire surgir des étincelles inespérées. »

Page 180 : « Mathias était un dormeur aux aguets. Il sortit de son lit et vit par la fenêtre Lucien qui gesticulait dans la rue en criant leurs noms. Il s’était juché sur une grande poubelle, on ne sait pourquoi au juste, peut-être pour mieux se faire entendre, et son équilibre paraissait précaire. Mathias prit un manche de balai sans balai et frappa deux coups au plafond pour réveiller Marc. Il n’entendit rien bouger et décida de se passer de son aide. Il rejoignit Lucien dans la rue au moment où celui-ci tombait de son perchoir. »

 

Page 182 : « – "La connerie militaire et l’immensité des flots sont les deux seules choses qui puissent donner une idée de l’infini", dit Mathias. Lucien stoppa net au milieu du jardin. – D’où tiens-tu ça ? demanda-t-il. – D’un journal de tranchées qui s’intitule "On progresse". C’est dans un de tes bouquins. – Je ne savais pas que tu me lisais, dit Lucien. – Il est prudent de savoir avec qui on vit, dit Mathias. »

 

Page 204 : « C’était un jeune type à l’expression butée, bornée, conforme à la plus tragique idée qu’on puisse se faire d’un crétin à qui la consigne tient lieu de pensée. »

 

Page 242 : « Marc pensa que, décidément, il n’arriverait jamais à comprendre ce type. Ils étaient tous graves, le meurtrier était à quelques pas d’eux, et lui ne pensait qu’à briquer sa table en bois. Alors que sans lui, toute l’affaire serait restée bloquée. C’était presque son œuvre et il s’en foutait. »

Un peu plus loin sur la droite – Ed. J’ai lu – 1996

 

Page 55 : « Il sursauta sur le pas de la porte. Il y avait un lit installé derrière son bureau, et une vieille femme surteinte qui posa son bouquin pour le regarder. »

 

Page 70 : « Foutu, terminé, impossible de se concentrer. Tout ça à cause de ce type, de son histoire de chien, de grille, de meurtre, de banc. »

 

Page 71 : « – Tu te souviens qu’il n’y a pas un rond à gagner ? dit finalement Kehlweiler. – Je me souviens. – Tu as peut-être autre-chose à foutre ? – C’est certain. – Moi aussi. Il y eut un nouveau silence. Ça faisait de la buée quand on parlait. Qu’est-ce qu’on pouvait se geler, bon sang. »

 

Page 88 : « Je me la figurais assez bien seule dans une grande maison littorale battue par la pluie. – Ne le prends pas mal mais ça m'étonnerait, je m'y connais en femmes. »

 

Page 96 : « Quand les gens ont un chien, pensa Louis, il arrive qu’ils disent des conneries. Et si leur chien mord un type, c’est la faute du type, toujours. Tandis qu’avec un crapaud, on n’a rien à dire, c’est l’avantage. »

 

Page 144 : « – Je suppose, dit-il, que vous avez d'excellents motifs pour passer outre à la consigne de ma secrétaire ? – J'ai des motifs. Mais je doute qu'ils soient excellents. – A la bonne heure, dit le petit homme en lui proposant de s'asseoir. Monsieur...? »

 

Page 160 : « Elle avait repris sa place à table, devant son assiette pleine. les mains tremblaient, et son visage était si contracté qu'elle ne semblait plus du tout belle. Il y avait en cet instant une telle rigidité dans ses traits que tout le tressaillement de son corps n'aurait pu attendrir personne. »

 

Page 177 : « Pour qui se prend-il, ce minable?  Moins minable que les autres, prendre garde. N'importe, je connais la catégorie. L'humaniste galonné, il n'y a pas plus borné. S'il veut mettre le feu partout pour dératiser, il va prendre un coup d'extincteur. Il partira dans le décor sans avoir le temps de voir venir. Je tiens le fil. Quand on se sera occupé de la petite andouille, je me farcirai le poète. »

 

Page 204 : « Louis n’aurait su dire encore ce qui l’emportait chez ce type, de ses plongées profondes et calmes, ou de ses affolements de baigneur sur le point de se noyer. Est-ce qu’il l’aurait décrit en mince cétacé, routier des profondeurs, résolu dans ses chemins, ou en jeune chiot essoufflé se débattant à la surface des vagues ? »

 

Page 209 : « Il posa son vélo à terre et courut derrière ce foutu préhistorien qui filait silencieusement et plus vite que lui, sans se préoccuper du bord tout proche de la falaise. »

 

Page 211 : « Marc, essoufflé, lui trouva à peu près la même tête que tout à l’heure, c’est-à-dire, à son idée, la tête d’un Goth du bas Danube prêt à en découdre avec les Huns. »

 

Page 216 : « Il aurait dû rester au tiède dans le XIIIème siècle dans la baraque dans la chambre dans Paris. Le Goth mérovingien était cinglé. Néanmoins, il essaya de prendre l’air dangereux. S’il avait été un homme, ça aurait été facile comme tout, et justement il était un homme, ça tombait bien. »

 

Page 233 : « « Fils du Rhin J’ai emmené le chasseur-cueilleur voir la Machine à rien. Ne laisse pas ton crapaud faire le con dans la salle de bains, etc. Marc » »

Sans feu ni lieu - Ed. J’ai lu 1997

 

Page 8 : « Il estimait que son crapaud était un imposteur. Il affectait d’hiberner, en plein été en plus, mais c’était une feinte, il bougeait sitôt qu’on ne le regardait pas. Pour dire le fond des choses, Bufo, sous le coup de la condition domestique, avait perdu tout son savoir au sujet de l’hibernation, mais il refusait de l’admettre, parce qu’il était fier. »

 

Page 32 : « – C’est quoi ce « B » sur ta main ? – C’est ma liste de courses. De la Bière, des Boîtes à chaussures, du Bismarck. Pourquoi es-tu venue ? – Ben je te l’ai dit, Ludwig. Pour le crime. Enfin, pour les deux crimes. Ludwig versa le thé et sourit. – Ah oui, ma vieille ? Tu as peur ? – C’est pas ça, dit Marthe en haussant les épaules. C’est le meurtrier. – Quoi le meurtrier ? dit Louis sans s’impatienter. – Rien. C’est juste qu’il est chez moi. Il dort. […] Elle examina le vert de ces yeux qu’elle connaissait bien, et y trouva du scepticisme, de l’inquiétude, en même temps qu’un intérêt ardent. »

 

Page 34 : «  Il n’avait pas confiance dans le garçon, c’est ce qu’il disait, et que son fils était un crétin et un malfaisant, c’est ce qu’il disait aussi, si on peut appeler ça dire quelque chose. Parce qu’à mon idée, des saletés pareilles, ça s’appelle pas des mots. »

 

Page 42 : « – Je fais le gratin, continua Armand Vandoosler en ouvrant la porte du réfectoire, parce que j’excelle dans la confection du gratin. Je suis donc acculé par mon talent, que dis-je, mon génie, à gratiner. Et toi, l’Allemand, tu aurais dû rester sur tes enquêtes, chargé de mission ou pas chargé de mission. – Nul n’est tenu d’accomplir ce qu’il sait faire. – Je n’ai pas parlé de ce qu’on sait faire, mais de ce qu’on excelle à faire. »

 

Page 50 : « Louis prit une inspiration, constata avec stupeur que Marc était parfaitement calme et lui-même presque hors de lui, alors que c’était l’inverse qui se produisait ordinairement. »

 

Page 102 : «  Un coup, c’est pour Mathias, deux coups, c’est pour Marc, trois coups, c’est pour moi, quatre, c’est pour le Vieux, et sept coups, c’est le rassemblement général avant le départ pour le front. On ne peut pas s’emmerder à monter sans arrêt les étages. – Ah, fit Louis, je n’étais pas au courant. En même temps, il examinait au plafond toute une zone de plâtre creusée de petites cupules. »

 

Page 129 : « Louis constata, médusé, que Paul Merlin ressemblait étonnamment à son crapaud Bufo, ce qui lui rendit l’homme aussitôt sympathique. »

 

Page 140 : « Clément, qui avait pigé le système depuis trois jours qu’il était là, le regardait faire en souriant. – Je faisais pareil avec les pommes, dit-il amusé. Pour les faire tomber. – Ça va tomber, confirma Marc. Tu vas voir. Une minute plus tard, Lucien dégringolait les escaliers et entrait dans le réfectoire, livre en main. »

 

Page 185 : « Merlin manifestait une certaine impatience. Il jeta un coup d’œil intrigué à Marc. – Un de mes collaborateurs, dit Louis avec assurance, spécialisé en criminologie sexuelle. Je crois qu’il pourrait nous donner un coup de main. Formidable, pensa Marc en serrant les dents. Merlin le regarda d’un air indigné et Marc s’efforça d’adopter une pose sereine et responsable, ce qui ne lui était pas facile. »

 

Page 191 : « Il n’avait jamais entendu l’expression : « avoir une mouche dans le casque ». Il supposa qu’elle était l’équivalent d’avoir une araignée au plafond, d’avoir un grain, en plus corsé, à cause du bruit permanent de la mouche et de son vol d’ahurie, et cette formule lui plut beaucoup. »

 

Page 193 : « – On ne sait jamais exactement de quoi Lucien se rend compte. Il peut se rendre compte qu’il manque une punaise au mur de l’arrière-cuisine et ne pas reconnaître son propre jumeau dans la rue. – Tu veux dire, dit Louis en garant la voiture devant un café, que ce type existe en plusieurs exemplaires ? – Ah non, je ne crois pas. Lucien assure lui-même qu’il est unique, qu’on a cassé le moule. »

 

Page 222 : « – Très bien, dit-il, fonce maintenant. On a assez perdu de temps comme ça. – Ça ne serait pas arrivé si tu n’avais pas fourré ta saleté de crapaud dans la boîte à gants. J’avais besoin d’un grand rinçage spirituel après ce contact charnel non désiré. »

 

Page 257 : « Crétin borné de Loisel. Si au moins il avait pu mettre la main sur le Sécateur… Il lui aurait enfilé le litre de sancerre avec un entonnoir jusqu’à ce qu’il crache le nom du troisième homme. Mais Thévenin s’était débiné, et les pistes se brisaient net. »

 

Page 258 : « – Tu es un peu ridicule, Lucien, fit remarquer Marc. – Soldat, dit Lucien sans se déranger de son ouvrage, si l’on avait pu nourrir les troupes au bœuf vapeur à l’oignon, la face de la guerre en eût été changée. – C’est certain. La face de la guerre t’aurait ressemblé, et les Allemands se seraient bien marrés. »

 

Page 277 : « Aux infos de dix heures, on avait parlé de lui et on l’avait qualifié de « courageux professeur d’histoire ». Marc avait souri en arrachant quelques herbes à ses pieds et remplacé la formule par « Inconscient du danger, un homme de ménage hystérique se rue sur un amphibien ». A quoi ça tient. La gloire est pavée d’ignorance, aurait dit Lucien. »

L’homme à l’envers – Ed. Viviane Hamy, 1999

 

Page 72 : « Camille n’essaya pas, comme elle le faisait toujours, de donner le coup d’envoi à la conversation. Si bien que Lawrence mangea en silence, secouant ses cheveux de temps à autre, lui adressant de vagues coups d’œil étonnés. Camille se demanda ce qu’il adviendrait d’eux si elle ne prenait pas l’initiative de la parole. Peut-être qu’ils resteraient assis à cette table quarante années à manger des tomates en silence, jusqu’à ce qu’il y en ait un qui meure. Peut-être. La perspective n’avait pas l’air de déranger Lawrence. Camille céda après vingt minutes. »

 

Page 81 : «  C’est ainsi qu’Adamsberg cherchait des idées : il les attendait, tout simplement. Quand l’une d’elles venait surnager sous ses yeux, tel un poisson mort remontant sur la crête des eaux, il la ramassait et l’examinait, voir s’il avait besoin de cet article en ce moment, voir si ça présentait de l’intérêt. »

 

Page 104 : « – Vous vous êtes un peu monté la tête, monsieur Johnstone. Je ne sais pas comment les choses se passent dans votre comment dirais-je pays, mais ici, sachez-le, il n’y a que quatre sources de violence criminelle, pouvant ou non entraîner la mort de l’individu : la trahison conjugale, le déchirement à l’héritage, l’abus d’alcool et le procès de mitoyenneté. Mais des dresseurs de loups, des égorgeurs de femme, non, monsieur Johnstone. »

 

Page 106 : « – Au juste, que veut dire « bullshit » ? – Ça veut dire « merde de taureau », « merde de bison » et « allez-vous faire foutre ».

 

Page 111 : « Il n’était qu’une heure du matin mais elle ôta son casque, ferma sa partition, s’allongea sur le grand lit et ouvrit le Catalogue, à la page des Meuleuses 125 mm 850 W Poignée bilatérale Arrêt automatique en cas d’usure des balais. Voilà qui aurait résolu bien des soucis à la professeur de grec si seulement elle s’était donné la peine de s’y intéresser. »

 

Page 139 : « – Interlock ? C’est son nom ? demanda-t-elle. – Je l’ai tiré au hasard dans le dictionnaire quand il est né, expliqua Soliman. "Interlock". Nom masculin. Machine à tricoter un tissu à mailles. Sous-vêtement tricoté par cette machine. »

 

Page 153 : « Il s’agissait de trouver un lieu assez vide, assez sauvage, assez dissimulé pour que son esprit puisse se distendre sans contrainte, mais assez modeste aussi pour qu’on ne soit pas obligé de regarder ce lieu, de lui dire qu’il est beau. Les paysages à vous couper le souffle sont très gênants pour la pensée. On est obligé de s’occuper d’eux, on n’ose pas s’asseoir dessus sans un minimum d’égards. »

 

Page 201 : « La voir surgir au bord du fleuve l’avait un peu saisi, bien sûr, mais pas tant que ça. C’était comme si une part de lui-même, infime mais efficace, le guettait en permanence sur la frange de ses yeux. Aussi, quand elle entrait dans son champ de vision, il était prêt, en quelque sorte. »

 

Page 229 : « – Que dalle, dit Soliman. C’est une énorme connerie. Je voudrais tenir le taré qui a lâché tout ça. – C’est moi, dit Adamsberg. Il se fit un pesant silence dans le camion. Adamsberg se pencha vers le chien et lui extirpa le journal déchiré hors des crocs. – Interlock a bien aimé ça, dit-il en souriant. Vous devriez vous fier au chien. Ça a beaucoup de flair, les chiens. »

 

Page 249 : « Il n’avait jamais abandonné cette ambition secrète de parvenir un jour à réfléchir à la manière dont Danglard le faisait, c’est-à-dire en obtenant des résultats. Après quelques minutes d’efforts, sa pensée lâcha prise à son insu et s’immergea dans les songes. »

 

Page 267 : « – Tu connais l’histoire de l’homme qui avait prêté son bras au lion ? demanda Soliman. Le lion, qui trouvait ça pratique et original, ne voulait plus le lui rendre et l’homme ne savait plus qu’inventer pour récupérer son bien. – Ça suffit, Sol, coupa le Veilleux. Raconte cette vieille histoire d’Amérique, mon gars, demanda-t-il à Adamsberg. – Or, continua Soliman, un jour que l’homme puisait à la mare d’un seul bras, un poisson sans nageoires se trouva prisonnier dans son pot à eau. "Laisse-moi aller", implora le poisson… – Merde, Sol, cria le Veilleux. Raconte ce truc d’Amérique, dit-il en se tournant à nouveau vers Adamsberg. »

 

Page 279 : « Tu es venu comment ? – Avec la mobylette. Tu n’auras qu’à me tenir avec le bras gauche. Adamsberg roula ses documents, les fourra dans sa veste. – Tu emmènes tout cela avec toi ? demanda Soliman. – Il arrive que les idées me rentrent par la peau. Je préfère les avoir contre moi. »

Pars vite et reviens tard – Ed. Viviane Hamy 2001

 

Page 85 : « Il ne prétendait pas à une femme comme Camille, non, dont le profil tendu était si net et si tendre qu’on se demandait s’il fallait dans l’urgence le peindre ou l’embrasser. »

 

Page 100 : « – Je pense que c’est lui, murmura Decambrais. – Le petit brun ? Vous rigolez. Un vieux maillot gris, une veste toute froissée, il a même pas les cheveux coupés. Vendeur de fleurs sur les quais de Narbonne, je ne dis pas, mais commissaire, pardon. – Je vous dis que c’est lui, insista Decambrais. Je reconnais son pas. Il tangue. »

 

Page 103 : « Dans l’eau de ce regard d’algue venait de s’allumer une lumière claire, comme un minuscule incendie crevant la bogue du flotteur. Donc ça s’allumait et ça s’éteignait, comme un phare. »

 

Page 126 : « Ces moments où il avait eu raison contre toute raison n’étaient pas ses meilleurs. Ils l’accablaient brièvement, comme s’il sentait soudain peser sur lui le poids d’un don pernicieux offert à sa naissance par une fée Carabosse devenue gâteuse et qui aurait, au-dessus de son berceau, prononcé ces paroles : «  Puisque vous ne m’avez pas conviée à ce baptême – ce qui n’avait rien de surprenant, vu que ses parents, pauvres comme Job, avaient fêté seuls sa naissance au fond des Pyrénées en l’enroulant dans une bonne couverture – puisque vous ne m’avez pas conviée à ce baptême, je fais don à cet enfant de pressentir le merdier là où les autres ne l’ont pas encore vu. » Ou quelque chose comme ça, en mieux dit, car la fée Carabosse n’était pas la dernière des illettrées ni un grossier personnage, en aucun cas. »

 

Page 155 : « Adamsberg s’assit sur un des bacs de bois en s’abstenant de tout commentaire, et le vieux prit place d’office en face de lui, avec la mine d’un homme qui va s’offrir un excellent moment. – Alors Adamsberg, on ne reconnaît plus les anciens ? On ne salue plus ? On ne respecte rien, comme d’habitude ? »

 

Page 218 : « – Je n’ai pas pour habitude de dicter la conduite de mes hôtes - Decambrais préférait ce terme à celui, trop concret, de locataire -, qui sont rois dans leurs chambres, commença-t-il. Néanmoins, eu égard aux circonstances très particulières du moment, je demande instamment à chacun de ne pas céder à l’intoxication collective et de s’abstenir de peindre un quelconque talisman sur sa porte. Une telle figure déshonorerait cette maison. »

 

Page 233 : « Tout échappait. Adamsberg ferma les yeux, la tête levée vers le blanc du ciel, dans l’espoir que l’image revienne d’elle-même, aérienne. Mais l’image était tombée au fond de son puits, comme une pierre anonyme et boudeuse, vexée peut-être qu’il ne lui ait pas accordé plus d’attention au bref moment où elle avait daigné passer, comme une étoile filante, et elle mettrait peut-être des mois avant de se décider à remonter. »

 

Page 243 : « – Tu sais, Camille, que la grandiloquence n’a jamais dépanné personne ? – Oui, ça, je le sais. C’est ma part imbécile qui me fait grandiloquer parfois. Ou petitloquer. – Il ne pousse rien sur le grandiloque, le petitloque ou le soliloque. – Sur quoi pousse-t-il quelque chose ? demanda Camille en ôtant ses bottes. – Sur le réflexiloque. »

 

Page 255 : « Le reflet frémit, et la lune fit de nouveau scintiller brièvement les liserés des ridules. C’est là qu’il était, dans l’eau, et dans l’eau brillante. Dans ces éclairs infimes qui frappaient ses yeux et s’évanouissaient. Adamsberg se cala plus fermement sur le quai, les deux mains posées au sol, le regard plongeant sous la coque blanche. Dans ces éclairs, le semeur. Il attendit, sans bouger. Et, comme une mousse se détachant des fonds rocheux et remontant mollement vers le jour, l’image perdue la veille, sur la place, amorça sa lente ascension. Adamsberg respirait à peine, fermant les yeux. Dans l’éclair, l’image était dans l’éclair. »

 

Page 262 : « Stupéfait, il recula jusqu’au platane. Il y resta appuyé sans bouger pendant un long moment, hésitant, incertain. »

 

Page 275 : « – Si ce type parle latin, je bouffe ma chemise, dit Danglard en s’en allant. – Bon appétit, Danglard. »

 

Page 314 : « Parce qu’un Journot ne connaît pas l’échec, depuis 1914, et il ne doit pas le connaître. Estalère siffla entre ses dents. – Alors moi, dit-il, je ne suis pas un Journot. J’en suis sûr, maintenant. – Moi non plus, dit Adamsberg. »

 

Page 317 : « – Merde, Estalère ! cria Adamsberg. Le type ! Foncez sur le type ! – Retancourt est dessus, expliqua Estalère comme s’il avait lâché ses chiens. »

 

Page 319 : « – C’est curieux que ses parents l’aient appelée Violette. – Vous savez, commissaire, un bébé, ce n’est pas gros, on ne peut pas se douter que ça va se transformer en char d’assaut polyvalent. Mais elle est très douce, comme femme, ajouta-t-il aussitôt pour corriger. Très gentille. – Oui ? – Faut la connaître, évidemment. »

Sous les vents de Neptune – Ed. J'ai lu, mars 2004.

 

Page 10 : « Les dossiers se pétrifiaient à la suite. Dossiers primordiaux, crimes de sang. Dont l’énorme chaudière n’avait que faire. Elle attendait, princière et tyrannique, qu’un homme de l’art voulût bien se déplacer pour se mettre à ses pieds. »

 

Page 11 : « Le capitaine était sujet à de brusques expulsions de savoir, aussi fréquentes qu’incontrôlables, un peu à la manière d’un cheval qui s’ébroue dans un frisson bruyant. Il suffisait d’un faible stimulus – un mot peu usité, une notion mal cernée –, pour que s’enclenche chez lui un développé érudit et pas nécessairement opportun, qu’un geste de la main permettait d’interrompre. »

 

Page 13 : « – Vous ne pouviez pas le dire plus tôt ? demanda Danglard. Avant que je ne tape tout ce rapport ? – Je n’y ai songé que cette nuit, dit Adamsberg en fermant brusquement le journal. En pensant à Rembrandt. »

 

Page 29 : « Et seul Adamsberg était capable de distordre la vie ordinaire pour en extraire ces incartades, ces courts éclats de beauté saugrenue. Que lui importait alors qu’il l’arrache au sommeil pour le traîner par un froid mordant devant Neptune, à plus de minuit ? »

 

Page 77 : « Vous réalisez ? A quel âge a-t-il commencé ses ravages, votre barbe-Bleue ? A l’école primaire ? Un autre style que Danglard, mais la même objection, naturelle. »

 

Page 122 : « Il se sentit soudain très petit. Faites-vous petit, avait ordonné Brézillon. Eh bien, c’est ce qu’il faisait, emportant néanmoins dans son sac quelques cheveux perdus par un mort. »

 

Page 132 : « – Criss, me chante pas de bêtises, reprit le surintendant. Celui qui est habillé comme un quêteux ? – Excite-toi pas, je te dis que c’est lui. – Ce serait pas plutôt le grand slaque bien vêtu ? – Je te dis que c’est le brun. Et c’est un boss important là-bas, un as. Alors barre-toi les mâchoires. »

 

Page 135 : « Il se sentait une sympathie immédiate pour le sergent Fernand Sanscartier, le seul sous-off de l’unité, dont le visage plein et rose, percé de deux yeux bruns saturés d’innocence, semblait le désigner d’office pour le rôle du « Bon ». »

 

Page 148 : « Un soir, il s’est paqueté le beigne et les cochs l’ont pogné par les gosses. Il a pris sa débarque et je peux te dire qu’il est pas sorti du bois. C’était un maudit chien, ton chum. Alors assieds-toi dessus, puis tourne. J’avais le goût de te le dire, pour pas que tu le regrettes. »

 

Page 151 : «  Les Saint-Croix passèrent une journée difficile qui emplit le surintendant de satisfaction. Il avait fait pleurer Linda pour collecter ses larmes et courir Jules dans le froid pour recueillir sa morve. Tous les prélèvements avaient été opérants et il rentra à la GRC en chasseur victorieux, avec ses cartons et  trousses étiquetés. »

 

Page 157 : « Pourquoi fallait-il que toutes ses pensées le ramènent au Trident ? Comme ces griffures des ours sur les troncs ? Comme ce lac décédé qui vivait sans un bruit, tapi sous une surface de vie, boueux, grisâtre, où se mouvait un hôte hérité d’un âge mort ? »

 

Page 167 : « – Faut qu’on se mouve. Si le boss nous pogne à brasser de l’air, il va manger son bas. »

 

Page 176 : « – Epatant, dit Adamsberg, en dessinant une grosse reine fourmi poursuivie par une centaine de mâles ailés. – Tu dessines quoi ? s’interrompit Portelance, contrarié. – La course des fragments à travers le gel. C’est pour mieux fixer mes idées. »

 

Page 198 : « – Criss, ça arrive à tout homme de se barbouiller la face. Et c’est pas utile de tambouriner la nouvelle pour que ça s’entende à travers les branches. Après, il n’y a plus moyen de leur faire taire le bec. »

 

Page 251 : « – Retancourt, je ne suis pas une épingle à cheveux. En quoi comptez-vous me transformer ? – C’est moi qui me transformerai. En pylone. »

 

Page 253 : « – C’est cela que vous avez fait à Danglard, dans l’avion ? – Non. Danglard avait juste peur de mourir. – Et moi, Retancourt ? – Peur du contraire, exactement. »

 

Page 258 : « – Bon dieu, Retancourt, vous voulez que je me plaque comme un singe dans votre dos ? – Que vous vous plaquiez comme une sole même. Plaqué, c’est le concept. »

 

Page 271 : « – Ce qui m’amuse, Berthe, c’est qu’Adamsberg nous ait fait la balle. Il lui a joué une belle partie de cochon, à Laliberté. – Je t’empêche pas de rire, mais présentement, c’est nous qu’allons se faire brasser la cage. »

 

Page 288 : « Assis à trente centimètres du sol, Danglard lui parut ridicule. Mais il n’eut pas d’autre choix que de prendre place à ses côtés, sur une chaise de même hauteur, mais rouge. »

 

Page 309 : « – Ben Josette, dit Clémentine, si t’as une idée, faut pas la laisser moisir. Il a que six semaines, notre gars. – Il est de confiance ? demanda Josette. – Il mange à notre table. Pose pas des questions sottes. »

 

Page 312 : « Josette, joue pas avec la nourriture, c’est pas que ça me gêne personnellement mais ç’aurait pas été du goût de mon père. »

 

Page 314 : « Sur l’écran s’affichaient à grande vitesse des séries de chiffres et de lettres innombrables auxquelles Josette répondait par des lignes tout aussi hermétiques. Adamsberg ne voyait plus l’engin comme à l’habitude mais comme une sorte de grosse lampe d’Aladin dont le génie allait sortir pour lui proposer aimablement d’exaucer trois vœux. »

 

Page 316 : « – J’ai plusieurs choses, dit Josette après un moment. Mais rien après 1987. – C’est parce qu’il est mort. Il a dû changer de nom. – C’est obligé, après la mort ? – Cela dépend du boulot qu’on a à faire, je suppose. »

 

Page 328 : « – Restez au lit, Danglard. Je veux seulement vous laisser un message. – Je continue de dormir et je vous écoute. »

 

Page 338 : « – On explore un nouveau canal, commissaire ? demanda Josette. – Puisque je te dis qu’il l’est plus. C’est un monde, ma pauvre Josette. »

 

Page 343 : «  Il revit le pouce de Brézillon et ne put s’empêcher de se demander ce qu’il adviendrait si l’on fourrait une cigarette allumée dans la gueule d’une lamproie. Entreprise impossible puisque la bête vivait sous l’eau. Bête qui s’en alla obstruer la cathédrale de Strasbourg. En compagnie du lourd papillon nocturne qui hantait le grenier du Schloss, mi-oreille, mi-champignon. »

 

Page 377 : « Et s’il obstruait les fenêtres de la GRC avec le surplus animal ? Bloquant l’arrivée d’oxygène, saturant l’air des émanations fétides des bêtes ? Laliberté tomberait mort dans son bureau. Il faudrait sauver Sanscartier le Bon de l’asphyxie, et Ginette aussi, avec sa pommade. Mais aurait-il assez d’animaux ? La question était importante, l’opération exigeait de grosses bêtes, non pas des escargots ou des papillons. Il lui fallait du bon matériel, si possible fumant, comme les dragons. Et les dragons ne se trouvaient pas sous le pas d’un cheval, mais se terraient comme des lâches dans d’inaccessibles cavernes. »

 

Page 413 : « Danglard était posté à moins d’un mètre derrière le juge, progressant avec le silence de la Boule. Son pompon rasé sur la tête, une bombe de gaz dans la main droite, son Beretta dans la main gauche. Adamsberg éleva le revolver vers son front. »

 

Page 420 : « Tu te figures-tu ? Six mètres cubes pour quelques cheveux. C’est comme chercher une aiguille dans un voyage de foin. »

 

Page 422 : « – Inquiète-toi pas, je l’ai pogné par les chnolles dans son pick-up. Mais pour le faire jaser, ça a été une autre affaire. Il se tenait sur sa grandeur et il m’a d’abord conté des romances par poignées. Alors j’y suis allé tout fin drette et je l’ai menacé de le mettre à la glacière s’il continuait à me niaiser avec ses bêtises. »

 

Page 427 : « Je peux t’açartener qu’il m’a donné de la marde et défilé son chapelet. Il m’a même accusé d’avoir été de complice avec toi et de t’avoir aidé à prendre le bord. Faut dire que j’avais royalement mis le doigt entre l’arbre et l’écorce. »

 

Page 442 : « Il en faut peut-être aussi, chez les cops, des pelleteux de nuages. »

Dans les bois éternels – Ed. J’ai lu 2006

 

Page 30 : « Il était possible qu’il s’écoule une année entière sans que le commissaire s’aperçoive que son équipe comptait un nouveau membre. Les autres agents, eux, n’avaient pas manqué de saisir au vol l’avantage considérable que représentait l’arrivée d’un Nouveau. Ce pourquoi il se retrouvait en planque dans ce cagibi, sur le palier d’un septième étage, à exercer une surveillance écrasante d’ennui. »

Page 53 : « – En mon absence, veillez sur le chat, sur Mortier, sur les morts et sur l’humeur du lieutenant Noël qui ne cesse de se dégrader. Je ne peux pas être au four et au moulin, j’ai mes devoirs. »

Page 62 : « – Le Béarnais est d’accord, ajouta Adamsberg, pendant que le vieux lui remplissait à nouveau son verre. – Ah tu vois. Et le Béarnais, pourtant, il n’est pas chasseur. – Non, dit Adamsberg. Il est flic. Angelbert suspendit son geste, arrêtant la bouteille de blanc à mi-course au-dessus du verre. Adamsberg croisa son regard. Le défi s’engageait. »

Page 68 : « Il ne voulait pas entrer dans sa chambre d’hôtel avec tout ce sang dans la tête. Il attendit derrière la porte, frottant ses pensées, éclaircissant son front, y introduisant en marche forcée des nuages, des billes, des ciels bleus. Parce que, dans la chambre, dormait un enfant de neuf mois. »

Page 71 : «  – Je ne sais pas ce qu’est l’opus spicatum, fils, et je m’en fous. Toi aussi. Nous sommes donc d’accord. Mais je vais t’apprendre comment résoudre un problème de ce type dans l’existence. Comment t’en sortir quand tu ne comprends rien. Regarde-moi faire. Adamsberg sortit son portable et composa lentement un numéro sous les yeux vagues de l’enfant. – Tu appelles Danglard, expliqua-t-il. Tout simplement. »

Page 78 : « – Navré, Danglard. J’avais un rendez-vous impérieux, et pris depuis un an. – Avec ? – Avec le printemps, qui est susceptible. Si vous le négligez, il est capable de s’en aller bouder. Et tâchez donc de le rattraper ensuite. Au lieu que le Nouveau reviendra. Quel Nouveau, au fait ? »

Page 82 : «  En deux ans, la somme de meurtres tombée sur la Brigade n’avait pas encore réussi à éteindre la joie étonnée qui agrandissait perpétuellement les yeux verts du brigadier Estalère, le plus jeune membre de l’équipe. »

Page 106 : « – Je chercherai ce caillou, dit le jeune homme en se levant maladroitement. Et pas parce que toute la Brigade me prend pour un ahuri, toi comme les autres. Mais pas Lui. Lui regarde, lui sait. Lui cherche. »

Page 137 : « – Bon, dit le gardien, accommodant. La poésie, ça sert surtout à compliquer les choses, non ? Mais peut-être qu’en les compliquant, on les comprend mieux. Et en les comprenant, on les simplifie. Au bout du compte. – Oui, dit Veyrenc, surpris. »

Page 174 : « – Où est-il ? demanda prudemment Mordent. – Avec les mouettes et loin d’ici. Et je compte qu’il vole un sacré bout de temps. – Il a déjà pris ses congés, fit remarquer Estalère. L’irruption consciencieuse d’Estalère eut un effet apaisant, comme on ouvre une petite fenêtre peinte en jaune dans une pièce enfumée. – Il va en reprendre, répondit plus doucement Adamsberg. »

Page 262 : «  Le fleuve de Paris, si puant soit-il certains jours, était son refuge flottant, le lieu où il pouvait le mieux laisser filer ses pensées. Il les libérait comme on lâche un vol d’oiseaux, et elles s’éparpillaient dans le ciel, jouaient en se laissant soulever par le vent, inconscientes et écervelées. »

Page 266 : « – Ce galet ne vous plaît pas, capitaine ? – Ce qui me soucie, c’est que vous l’ayez choisi avec une strie noire au milieu. – A cause de la ride de tracas qui vous barre le front. »

 

Page 280 : « On ne savait pas si le commissaire se préparait au sommeil, la joue calée sur sa main, ou s’il allait lever la séance. Danglard allait l’effleurer du coude quand il revint en surface, comme une éponge. »

 

Page 312 : « Il y avait des écoutes, il y avait un braquage et, en passant sa chemise en hâte, Danglard tremblait de comprendre pourquoi. »

 

Page 331 : « C’est alors que la troisième vierge, qui vivait gentiment dans un terrier avec des gerbilles, arriva sur ces entrefaites. Elle se nourrissait de pissenlit et de plantain, et elle tremblait depuis qu’un arbre avait manqué l’écrabouiller. Troisième vierge était minuscule, elle buvait beaucoup de café, elle ne savait pas se défendre contre les esprits mauvais de la forêt. »

 

Page 357 : « « Lâchez le chat », avait commandé Adamsberg comme on dit : « Lâchez la bombe ». Le lieutenant, sceptique, récupéra la bête et la porta vers la sortie de la Brigade. Ce qu’il tenait sous le bras n’était pas exactement un missile de guerre. »

 

Page 366 : « Docteur, suivez-nous. – Docteur Lavoisier, précisa le médecin. Lavoisier, comme Lavoisier, tout simplement. Adamsberg lui jeta un regard vide. Il ne savait pas qui était Lavoisier, et il s’en foutait. »

Un lieu incertain – Ed. Viviane Hamy, 2008

 

Page 23 : « – Je sais ce qui s’est passé à Highgate. Radstock lui jeta un regard surpris. – Danglard sait tout, expliqua tranquillement Estalère, depuis le fond de la voiture. »

 

Page 71 : « Son visage très dissymétrique était usé et imprécis, plutôt laid, n’exprimant ni volonté ni assurance. Sur la défensive, il essuyait son nez tordu par les coups, abritait ses yeux. L’une de ses oreilles était plus grande que l’autre, il la frottait à la manière d’un chien inquiet, et seul ce geste indiquait qu’il avait du chagrin, ou bien qu’il se sentait perdu. Adamsberg s’assit à ses côtés. – Vous faites partie de l’équipe des flics ? demanda l’homme après un regard intrigué sur les habits d’Adamsberg. »

 

Page 108 : « – Ce type-là, dit Lucio, c’est peut-être un as, mais je n’aimerais pas qu’il me touche la tête. Des fois qu’il me remette à téter. Exactement ce qu’il faisait en ce moment, observa Adamsberg alors que Lucio suçotait le bord de son verre avec des bruits de tétine. »

 

Page 126 : « Lors de sa visite d’inspection – qui visait essentiellement à emmerder le monde vu les résultats indiscutables de la Brigade –, on rangeait prestement les coussins qui servaient de couchette à Mercadet, les revues d’ichtyologie de Voisenet, les bouteilles et les dictionnaires de grec de Danglard, les revues pornographiques de Noël, les vivres de Froissy, la litière et l’écuelle du chat, les huiles essentielles de Kernokian, le baladeur de Maurel, les cigarettes de Retancourt, et ce jusqu’à rendre les lieux parfaitement opérationnels et invivables. »

 

Page 256 : « – Il paraît qu’Arandjel t’attend demain pour déjeuner et qu’il fera du chou farci. Il est au courant que tu as nettoyé et regardé la stèle - tout le monde est au courant. Il dit que tu ne dois pas jouer avec cela sans savoir, ou tu vas mourir. – Tu disais qu’Arandjel n’y croyait pas. – Ou tu vas mourir, répéta Vlad, qui vida le verre de rajika et éclata de rire. »

 

Page 307 : « – Tu as pensé en marchant ? demanda Veyrenc. Adamsberg le regarda d’un air surpris, comme si Veyrenc ne le connaissait plus, comme s’il attendait de lui une prouesse impossible. – Pardon, dit Veyrenc, en faisant signe qu’il retirait sa phrase. Je veux dire : pourrais-tu exprimer quelque chose ? »

 

Page 315 : « Danglard avait quitté la Brigade, ôté son costume, et gisait devant sa télévision éteinte en maillot de corps, avalant des pastilles pour la toux les unes après les autres pour s’occuper les mâchoires. Il tenait son portable d’une main, ses lunettes de l’autre, vérifiait toute les cinq minutes qu’on ne l’appelait pas. Quinze heures cinq, appel de l’étranger, le 00 381. Il passa son mouchoir sur ses joues, déchiffra le texto : Sorti du tombeau. Chercher sur père Germain, chœur N.-D. Croix-Faubin.  Quel tombeau, bon sang ? Les mains moites, Danglard tapa rapidement sur le clavier, la gorge serrée de colère, les muscles affaissés de soulagement : Pourquoi pas prévenu avant ? »

L’armée furieuse – Ed. Viviane Hamy, 2011

 

Page 40 : « Il ne sait pas trouver une femme, mais il a une nouvelle amie depuis deux mois, c’est un événement exceptionnel. Il ne sait pas trouver l’eau mais il repère très bien le vin blanc, il ne sait pas contraindre ses peurs ni oublier la masse de ses questions, qui s’accumulent en un tas effarant qu’il parcourt sans relâche comme un rongeur son terrier. Il ne sait pas courir, il ne sait pas regarder la pluie tomber, ni le fleuve couler, il ne sait pas négliger les soucis de la vie, et pire, il les crée par avance pour qu’ils ne le surprennent pas. Mais il sait tout ce qui n’est pas à première vue utile. Toutes les bibliothèques du monde sont entrées dans la tête de Danglard, et il reste encore beaucoup de place. C’est quelque chose de colossal, d’inouï, c’est quelque chose que je ne peux pas te décrire. »

 

Page 43 : Adamsberg avait à nouveau cité le nom de Veyrenc, volontairement, non pas pour blesser Danglard mais pour le réhabituer à la présence du lieutenant aux mèches rousses parmi eux, pour le désensibiliser en lui injectant son nom à doses faibles et répétées. »

 

Page 105 : « Trouver une aile de papillon dans une agglomération de deux mille habitants était une œuvre chimérique en comparaison de la fameuse aiguille dans une botte de foin. Qui n’avait jamais semblé insurmontable à Adamsberg. Il suffisait de brûler la botte et de récupérer l’aiguille. »

 

Page 113 : « Congédié, le groupe se dispersa en silence, stupéfait ou réprobateur. Danglard, tremblant de colère, s’était éloigné à grands pas, aussi vite que le lui permettait sa démarche bien particulière, basée sur deux grandes jambes qui semblaient aussi peu fiables que deux cierges partiellement fondus. Il descendit l’escalier en spirale qui menait à la cave, extirpa la bouteille de blanc qu’il planquait derrière la grande chaudière et en but plusieurs lampées sans s’arrêter. Dommage, se dit-il, pour une fois qu’il avait tenu jusqu’à 7 heures du soir sans boire. »

 

Page 136 : « – C’est exact, monsieur le ministre. Avec des gouttes de café, Adamsberg dessinait distraitement des formes sinueuses sur la nappe en plastique qui recouvrait la table, traçant des routes entre les déjections d’Hellebaud. Il songea un instant à la résistance extrême qu’offre la fiente d’oiseau au lavage. Il y avait là une énigme chimique à laquelle Danglard n’aurait pas la réponse, il était mauvais en sciences. »

 

Page 142 : « – Vous savez que je n’approuve pas beaucoup vos méthodes, Adamsberg. Informelles, sans visibilité, ni pour votre hiérarchie ni pour vos adjoints, sans les éléments factuels nécessaires au fléchage de l’itinéraire. Mais elles pourraient avoir du bon dans l’affaire qui nous réunit, attendu qu’il faut trouver cette fois un passage obscur. »

 

Page 192: « Lina attendit qu’on eût apporté leurs plats avant de répondre. Elle avait faim de manière apparente, ou bien envie de manger, et posait sur la nourriture un regard très passionné. Cela sembla logique à Adamsberg qu’une femme aussi dévorable soit douée d’un appétit sincère. »

 

Page 194 : « – Fendu comme un porc, exactement, dit Lina qui imita calmement l’action, abattant le tranchant de sa main sur la table. Un coup dans le crâne, et un coup dans le sternum. Adamsberg observa cette absence d’émotion, et envisagea que son kouglof au miel puisse être dépourvu de moelleux. »

 

Page 198 : « – Une minute, dit Adamsberg en étendant le bras. Il tira un stylo de sa poche et écrivit « machine » sur sa serviette en papier. Un mot qu’avait déjà prononcé le médecin à nom de poisson. Un mot qui venait d’apporter une nuée devant ses yeux, et peut-être une idée dans la nuée, mais il ne savait pas laquelle. »

 

Page 213 : « Message Retancourt. Notre cuirassé en plongée dans les abîmes squaleux. – Les abysses, corrigea Danglard en se penchant vers l’écran du téléphone. Et « squaleux » n’existe pas. D’ailleurs, un cuirassé ne plonge pas. »

 

Page 237 : « – Maintenant, si vous voulez bien me laisser, j’aimerais être seul avec la patiente. Le Dr merlan peut rester s’il le souhaite, à la condition qu’il comprime son ironie, même muette. Ou je serai également contraint de le prier de sortir. »

 

Page 238 : « A cette heure, l’équipe spéciale des barbouzes du Ministère devait avoir fini de ratisser tous les lieux où il avait mis les pieds depuis son arrivée à Ordebec. L’auberge de Léo, la maison des Vendermot - et Adamsberg espérait de toutes ses forces qu’Hyppolyte leur ait parlé continûment à l’envers -, la gendarmerie - et Adamsberg espérait de toutes ses forces que Flem leur ait sauté dessus. »

 

Page 296 : « Tous les jours, le maire doit faire effacer tous les Porcs ideux qu’elle a gravés pendant la nuit. Avec ça, comme elle a de l’argent, elle va cacher un gros billet par-ci par-là, sous une pierre, dans un arbre, et le lendemain, dès le matin, les gens ne peuvent pas s’empêcher de chercher l’argent éparpillé, comme dans un jeu de cache-cache. Plus personne n’arrive à l’heure au boulot. »

 

Page 304 : « Il n’avait pas été professionnel, il avait été grotesque et, pire que tout, imbécile. Lui, Danglard, le grand esprit. La jalousie primaire, le désir mordant d’écraser Veyrenc n’avaient plus laissé place à la moindre parcelle de dignité et d’intelligence. Peut-être ces parcelles avaient-elles tenté de se manifester, de dire quelque chose, mais il n’avait rien entendu, rien voulu savoir. Comme le pire des crétins, ce pire qui mène à la destruction. »

 

Page 331 : « Nous traversons une période infestée de sucre, commandant. Certaines années, ce sont des nuées de coccinelles qui s’abattent au sol, et d’autres fois, ce sont des sucres. »

 

Page 343 : « Je l’avais trouvé franc et décidé. Généreux aussi. – Il serait plutôt sournois et lâche. – Ou bien fixé sur le rocher de ses ancêtres sans oser en bouger. Comme une anémone. Non, je t’en prie, ne me dis pas ce que sont les anémones. Un mollusque, je suppose. – Non, un cnidaire. – Très bien, admit Adamsberg, un cnidaire. Assure-moi juste qu’Hellebaud est un oiseau et tout ira bien. – C’est un oiseau. Enfin c’était. Depuis qu’il confond ta chaussure avec son milieu naturel, les choses changent. »

 

Page 347 : « Qu’est-ce que tu fabriques avec ces pommes ? – Je vise les trous des campagnols. Pourquoi es-tu si sûr de ce testament ? – Dans la forêt cette nuit, j’en ai été sûr. Comme si la forêt pouvait lui dicter des vérités, en quelque sorte. Veyrenc préféra passer sur l’incohérence typique de cette réponse d’Adamsberg. – Qu’est-ce que tu foutais dans la forêt ? – J’ai été passer un bout de la nuit sur le chemin de Bonneval. »

Quand sort la recluse - Ed. Viviane Hamy, 2017

Page 18 : « – Quatre millions deux cent mille euros ? dit le timide brigadier Lamarre, qui prenait la parole pour la première fois. Mais il nous faudrait combien d’années pour avoir ça ? – Ne cherchez pas, Lamarre, dit Adamsberg, levant une main apaisante. Vous allez vous faire du mal inutilement. »

Page 20 : « Mue par ce réflexe animal conservé depuis la nuit des temps, la troupe des agents évoquait tout à fait un groupe de gerbilles cherchant à capter l’odeur de l’ennemi dans le vent. »

Page 25 : « Une tête animale répugnante, aux yeux fixes, ouvrant une énorme gueule bardée de dents terrifiantes. – Qu’est-ce que c’est que cette merde ? cria-t-il. – C’est mon poissonnier, commença Voisenet. – Ce n’est pas votre poissonnier ! – C’est une murène de l’Atlantique à robe marbrée, répondit Voisenet avec hauteur. »

Page 60 : « Adamsberg avait l’habitude de dire que Retancourt pouvait convertir son énergie en autant de fruits différents que l’exigeaient les circonstances. Il supposa qu’en ce moment, elle la convertissait en réfrigération et perte d’odorat. »

Page 86 : « – Dès qu’il y a des morts, les flics rappliquent. Mais vous n’allez pas arrêter des recluses[1] pour assassinat quand même ? – Non. – Remarquez qu’elles seraient à l’aise dans une cellule, si vous leur mettez un petit tas de bois pour se cacher. Pardon, je riais. Je faisais une blague. »

Page 131 : « Mieux vaut que vous le sachiez, on entre dans les terres du piratage. – Les mers du piratage. Les pirates, donc les mers. – Si vous voulez. Les mers du piratage. Vous devenez comme Danglard ? demanda-t-elle en souriant. A cheval sur les mots ? – Qui pourrait devenir comme lui, lieutenant ? C’est seulement que je trouve cela plus joli : les mers. – C’est parce que vous rentrez d’Islande. Et ces mers seront brumeuses. »

Page 139 : «  – Tu fumes ? demanda Descartier. – Non, je fume celles de mon fils. – Quand je t’ai connu, t’avais pas de fils. – Non, je ne l’ai croisé qu’à ses vingt-huit ans. – Tu n’as pas l’air d’avoir tellement changé. Qu’est-ce que tu proposes ? – Il est quelle heure ? »

Page 209 : « Il n’avait pas perdu son temps néanmoins : apprendre le mot « loxoscélisme », annihiler l’angoisse du lieutenant Froissy, savoir pourquoi un chien accompagnait Saint-Roch, nourrir les merles et se souvenir d’un rêve. »

Page 229 : « Je demande quelques minutes et je vous réponds. – A quoi ? – A la question suivante que vous allez me poser. – J’ai une question suivante ? Très bien Froissy, j’attends. »

Page 242 : « – Une idée, lieutenant ? – Le chat, c’est l’heure de sa bouffe. Imaginez Retancourt à son retour, découvrant que La Boule a maigri. – Il a de la marge. »

Page 291 : « Comme tant d’autres, Adamsberg aimait les voyages en train, qui vous faisaient l’offrande d’une parenthèse, voire d’une excursion fugitive hors du monde. Les pensées s’y mouvaient mollement, fuyant les écueils. »

Page 295 : « Il rentrait d’un périple où il les avait tous embarqués – Danglard excepté –, en chef vaincu sur un vaisseau démâté, fracassé contre les arêtes des faits incontournables. »

Page 297 : « Froissy, dit Adamsberg en sortant un billet de sa poche, il y a des framboises à l’épicerie du coin, allez en chercher. Et ajoutez du cake. Voisenet, trouvez-leur une écuelle pour l’eau. Il n’a pas plu depuis dix jours. Retancourt, surveillez tout de même le chat. Noël, Mercadet, ôtez les grilles d’arbre, Justin, Lamarre, arrosez la terre, amollissez-là. Qui connaît un magasin de pêche dans le coin ? »

Page 308 : « – Ah, c’est cela le mot ? « Arachnophobie » ? Attendez, je note. – Mais pour la voir, laissez tomber, commissaire, vous êtes un homme. – J’oubliais. – Que vous êtes un homme ? Ce n’est pas normal, commissaire. Ça se voit, tout de même. – Non, j’oubliais qu’elle ne me supporterait pas. »

Page 315 : « En dépit du contexte calamiteux de cette enquête fourvoyée, Adamsberg notait que les dos étaient plus droits qu’à l’ouverture de la réunion, les postures plus décidées, et que des regards revenaient se poser sur la carte du monde. Certains, peut-être, s’imaginaient hors de cette salle aux sièges en plastique, affalant les voiles dans la tempête, s’accrochant aux mâts, colmatant les brèches, avalant les biscuits avariés. »

Page 343 : « Adamsberg monta prévenir Noël, qui s’envoyait une bière dans la salle du distributeur à boissons, aux côtés de Mercadet qui dormait. – Vous le veillez, lieutenant ? – Les réunions me donnent soif. Pourquoi m’avez-vous empêché de lui casser la gueule ce matin ? Il s’est conduit comme un porc. »

Page 382 : « – Elle leur à craché dessus, dit Veyrenc, que l'annonce des deux derniers meurtres avait assommé. – Mais c'est certain, dit Adamsberg en tirant bruyamment sa chaise et se rasseyant. – Tu te fous de moi. »

Page 406 : « Adamsberg prenait conscience que ce n'était pas une seule "proto-pensée" qui embrouillait son esprit mais toute une bande éparse de bulles gazeuses - et bien sûr que cela existait - , dont certaines si petites qu'on pouvait à peine les discerner. Il les sentait s'agiter dans des voies diverses et leurs trajectoires s'affoler. »

Page 416 : « Il n'y a nulle part où loger. Je dors dans la voiture, je me lave dans le ruisseau, je bouffe dans un routier. Cela te convient ? – Parfait. J'apporte de quoi améliorer l'ordinaire. – Prends deux tenues anti-contamination et le bazar habituel. – Et des fringues. – S'il te plaît. »

Page 424 : « Pigeonnier, j'ai pas trouvé le mot. Evitement : angoisse de l'entrave (pigeon entravé) ou angoisse d'être pigeon (psychiatre). Il n'y a plus personne à tuer (Veyrenc). Tout grince là-dedans (Retancourt). Ca roucoule sans cesse (Retancourt). Martin-Pêcherat = martin-pêcheur. Affaire réglée. A vrai dire, cette liste évoquait plus une incantation ésotérique, un mantra, qu'une quelconque recherche de sens. »

Page 440 : « Il se sentait bien, un peu comme dans la parenthèse d'un train, percevant tous les bruits de la nature avec netteté, le croassement de grenouilles lointaines, le battement des ailes des pipistrelles, le halètement d'un hérisson, assez proche de sa tente, le chant inattendu d'un ramier qui, au lieu de dormir comme tous les oiseaux diurnes de la terre, s'obstinait à lancer son appel nuptial. »

Page 444 : « Parfois, l'attente durait peu. Cette fois, elle lui parut très longue. Et elle le fut. C'était une lourde bulle, maladroite peut-être, sachant mal se mouvoir, trouver la force de s'élever sous l'eau. Les passants évitaient cet homme immobile ou le heurtaient sans le vouloir, et peu importe. Il ne fallait à aucun prix les regarder, ni esquisser un geste ni murmurer un mot. Pétrifié, il attendait. Brutale, la bulle éclata en surface et lui fit lâcher son carnet. Il le ramassa, chercha un stylo et nota d'une écriture chancelante : Le mâle oiseau de la nuit. »

Page 447 : « – Excuse-moi, coupa Veyrenc, troublé par le décousu du discours d'Adamsberg, je vais prendre un verre d'armagnac. – Moi aussi, commande deux trucs. – Pour toi aussi ? demanda Veyrenc, soucieux de l'état de confusion du commissaire. – Oui. – Un verre de quoi ? – De machin. Tu vois ce qui les tient ? C'est le lieu. Le lieu où cela se passe, le lieu où cela roucoule, le lieu où cela grince. Grincer : le lieu où ça coince, le lieu où cela déraille. – Retancourt parlait de la maison de Louise. – Oui, celle-là, Socrate. Tu comprends où cela nous mène, si tu raccroches tout simplement cela au pigeon ramier et aux noms doubles ? Le serveur avait déposé les verres et Veyrenc en avala presque la moitié d'un coup. – Tout simplement, non, dit-il. »


[1] araignées

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>